Acupuncteur certifié en France : guide 2026 pour choisir en sécurité
🔍 Introduction
Vous avez entendu parler des bienfaits de l’acupuncture, mais vous ne savez pas comment être sûr que l’acupuncteur que vous consultez est vraiment formé et autorisé à pratiquer. Entre titres parfois flous (“praticien en énergétique”, “médecine chinoise”) et formations très variées, il est normal de se sentir perdu.
En France, l’acupuncture est considérée comme un acte médical par la Cour de cassation. Cela signifie qu’elle ne peut être pratiquée que par des médecins, sages-femmes ou chirurgiens-dentistes — sous peine de poursuites pour exercice illégal de la médecine (art. L.4161-1 du Code de la santé publique).
Dans cet article, l’ADPMA vous donne les repères concrets, basés sur les textes officiels et la jurisprudence, pour vérifier la certification d’un acupuncteur et choisir en toute sécurité.
📚 1. Ce que dit la loi sur l’acupuncture
✅ L’acupuncture est considérée comme un acte médical
La Cour de cassation a réitéré à plusieurs reprises (arrêt du 13 juin 2017, 16-85.596 ; 10 août 2022) que la pratique habituelle de l’acupuncture — en raison du diagnostic qu’elle implique et des réactions organiques qu’elle entraîne — constitue un acte médical réservé aux docteurs en médecine, sages-femmes et chirurgiens-dentistes.
Cela signifie que traiter des maladies par acupuncture, poser des aiguilles à visée thérapeutique ou établir un diagnostic ne peut être fait par n’importe qui.
Le délit d’exercice illégal de la médecine (art. L.4161-1 et L.4161-5 du Code de la santé publique) peut être puni de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende.
Source : Cour de cassation, 13 juin 2017, 16-85.596 — Légifrance
Source : MACSF — Acupuncture : par qui et à quelles conditions ?
✅ Qui a le droit de pratiquer l’acupuncture ?
Selon la jurisprudence et les textes officiels :
- Docteurs en médecine (généralistes ou spécialistes)
- Chirurgiens-dentistes (dans leur champ de compétence)
- Sages-femmes (lorsqu’elles sont formées pour certaines indications)
- Vétérinaires (pour les animaux)
Un avis d’avocat spécialisé rappelle : “seuls les médecins, sages-femmes et chirurgiens-dentistes peuvent pratiquer l’acupuncture” au regard du droit pénal français.
Le ministère de la Santé classe l’acupuncture parmi les pratiques de soins non conventionnelles, en insistant sur la nécessité de rester vigilant quant aux praticiens et à leurs formations.
Source : Avocat Xavier Moroz — Sauve qui pique !
🟢 Avis de l’expert ADPMA
Pour l’ADPMA, un acupuncteur digne de confiance doit être clairement identifié comme professionnel de santé (médecin, dentiste, sage-femme) et assumer cette responsabilité, plutôt que d’entretenir le flou sur ses qualifications.
🎓 2. Les diplômes à vérifier pour un acupuncteur sérieux
✅ Le diplôme de médecin : la base
Pour un patient, le premier réflexe est de vérifier que l’acupuncteur est bien docteur en médecine, ou professionnel de santé autorisé (dentiste, sage-femme) lorsqu’il réalise des actes d’acupuncture. Cela garantit une formation médicale complète, la capacité à poser un diagnostic, à repérer les contre-indications et à collaborer avec les autres soignants.
Les capacités et diplômes universitaires en acupuncture sont réservés aux titulaires d’un doctorat en médecine (ou aux internes en fin de cursus).
Exemples :
- Capacité de médecine d’acupuncture — Nantes Université (2 ans minimum, enseignement théorique et clinique)
- DIU d’acupuncture — Université de Strasbourg, Paris, etc.
Source : Nantes Université — Capacité de médecine d’acupuncture
Source : Législation de l’acupuncture en France — Dr Jean-Marc Stephan
⚠️ Attention aux “diplômes” privés non reconnus
En parallèle des formations universitaires, il existe de nombreuses écoles privées de médecine traditionnelle chinoise qui délivrent leurs propres certificats (“praticien en MTC”, “acupuncteur traditionnel”, etc.).
Si certaines peuvent proposer un contenu sérieux, leurs “diplômes” n’ont pas la même valeur légale qu’un diplôme universitaire adossé à une faculté de médecine.
Un praticien non médecin, même s’il a suivi une école privée, reste exposé au délit d’exercice illégal de la médecine dès lors qu’il traite des maladies avec l’acupuncture.
Pour le grand public, cela signifie que la meilleure protection est de choisir un professionnel de santé clairement identifié, avec une formation universitaire en acupuncture.
Source : Profession Bien-être — La jurisprudence considère l’acupuncture comme un acte médical
🔍 3. Comment vérifier concrètement un acupuncteur avant de consulter ?
✅ Ce que vous devriez trouver sur son site ou son profil
Avant de prendre rendez-vous, prenez quelques minutes pour regarder attentivement :
- Son titre professionnel exact : “docteur en médecine”, “médecin acupuncteur”, “sage-femme”, “chirurgien-dentiste”, etc.
- Ses diplômes médicaux (faculté, année de thèse)
- Ses diplômes universitaires en acupuncture (capacité, DU, DIU, avec mention de l’université)
- Son inscription à un ordre professionnel (Ordre des médecins, sages-femmes, dentistes), souvent vérifiable via les annuaires officiels
- Ses mentions légales et, le cas échéant, son numéro RPPS ou ADELI
Le ministère de la Santé et les agences régionales de santé recommandent aux patients d’être particulièrement vigilants face aux pratiques de soins non conventionnelles et de vérifier la qualification et le cadre d’exercice du praticien.
Source : Egora — Acupuncture : une pratique très encadrée
✅ Les questions simples à poser au téléphone ou lors du premier rendez-vous
Vous pouvez tout à fait poser des questions courtes et directes comme :
- “Vous êtes médecin de formation ? Dans quelle université avez-vous obtenu votre diplôme ?”
- “Quel diplôme universitaire ou capacité en acupuncture avez-vous suivi et dans quelle faculté de médecine ?”
- “Êtes-vous inscrit à l’Ordre des médecins / sages-femmes / chirurgiens-dentistes ?”
Un praticien sérieux répondra clairement, sans esquiver ni s’offusquer. Les documents officiels (thèse, attestation de capacité, etc.) peuvent être présentés sur simple demande.
Les autorités de santé rappellent que la transparence fait partie des critères importants pour repérer un praticien de confiance dans le domaine des pratiques non conventionnelles.
Source : Législation de la pratique de l’acupuncture — Docteur Vian
⚠️ 4. Les signes qui doivent vous alerter
✅ Discours flou sur les diplômes et promesses trop belles
Plusieurs signaux doivent vous inciter à la prudence :
- Le praticien ne précise jamais s’il est médecin, ni son université de formation
- Il met uniquement en avant des “certificats” ou “diplômes” d’écoles privées, sans aucune mention de faculté de médecine ou de capacité universitaire
- Il promet de “guérir” des maladies graves uniquement par l’acupuncture, sans parler de suivi médical ni de collaboration avec un médecin
Les autorités de santé mettent en garde contre les pratiques non conventionnelles assorties de promesses de guérison ou de discours exclusifs, qui peuvent conduire à des retards de prise en charge ou à des dérives sectaires.
Source : Le Parisien — Oise : un praticien en médecine chinoise condamné
✅ Discours anti-médecine, anti-vaccins ou de non-substitution
Un autre red flag important est un discours systématiquement hostile à la médecine conventionnelle :
- Incitation à arrêter un traitement prescrit sans en parler au médecin
- Discours anti-vaccins ou prétendant remplacer totalement la médecine classique
- Refus de collaborer avec le médecin traitant ou les spécialistes
Le ministère de la Santé insiste sur le fait que les pratiques de soins non conventionnelles, dont l’acupuncture, doivent rester complémentaires de la médecine, et non s’y substituer.
L’ADPMA partage cette position : un acupuncteur responsable doit encourager la consultation médicale pour le diagnostic et le suivi, et respecter clairement la ligne de non-substitution.
Source : Egora — Deux acupuncteurs jugés pour exercice illégal de la médecine
🛡️ 5. Le rôle de l’ADPMA : éthique et sécurité pour les patients
L’ADPMA (Association pour le Développement et la Protection des Médecines Alternatives) défend une approche structurée et éthique des pratiques de bien-être et de médecines complémentaires. Elle met l’accent sur la transparence des diplômes, la non-substitution à la médecine, le respect du Code de la santé publique et la protection des patients face aux dérives.
Les praticiens qui adhèrent à une charte éthique comme celle portée par l’ADPMA s’engagent à :
- Être transparents sur leurs qualifications et leurs limites
- Collaborer avec les médecins et les professionnels de santé
- Ne pas promettre de guérison ni détourner les patients des traitements indispensables
- Se tenir informés des évolutions réglementaires et des recommandations des autorités
❓ FAQ – Questions fréquentes sur la certification des acupuncteurs
L’acupuncture est-elle réservée aux médecins en France ?
Oui. La jurisprudence considère la pratique habituelle de l’acupuncture comme un acte médical, réservé aux docteurs en médecine, sages-femmes et chirurgiens-dentistes dans leur champ de compétence. La pratique par un non-professionnel de santé peut être qualifiée d’exercice illégal de la médecine.
Un praticien en médecine chinoise non médecin a-t-il le droit de poser des aiguilles ?
S’il traite des maladies, pose des aiguilles à visée thérapeutique et établit un diagnostic sans être titulaire d’un diplôme de médecin, il s’expose au délit d’exercice illégal de la médecine (art. L.4161-1 et L.4161-5 du Code de la santé publique).
Comment vérifier les diplômes de mon acupuncteur ?
Vous pouvez :
- Regarder son site (titre, université, diplômes universitaires d’acupuncture)
- Lui poser des questions directes sur sa formation et son inscription à l’Ordre
- Rechercher son nom dans les annuaires officiels des professions de santé
L’acupuncture est-elle reconnue par les autorités de santé ?
L’acupuncture est classée parmi les pratiques de soins non conventionnelles. Elle n’est pas reconnue comme une spécialité médicale au sens classique, mais elle est prise en compte et surveillée par les autorités pour des raisons de sécurité et de prévention des dérives.
Source : Législation de l’acupuncture en France — Panda Médecine
✅ Conclusion
Choisir un acupuncteur certifié, c’est avant tout vérifier qu’il s’agit bien d’un professionnel de santé (médecin, sage-femme, dentiste) ayant suivi une formation universitaire reconnue en acupuncture, et qui s’inscrit clairement dans une démarche complémentaire à la médecine conventionnelle.
En prenant quelques minutes pour vérifier ses diplômes, son inscription à un ordre professionnel et son discours sur la place de l’acupuncture, vous réduisez fortement les risques de tomber sur un praticien non qualifié.