Association loi 1901 · Économie Sociale et Solidaire

Un secteur sans cadre.
Des patients exposés.
Une nécessité de structuration.

Les pratiques de santé non conventionnelles se développent dans un environnement peu encadré, où les repères sont flous pour les usagers. Dans ce contexte, l’ADPMA agit pour structurer le secteur, poser des standards éthiques et contribuer à la protection des personnes.

Hausse des signalements
Enjeux de santé publique
Évolution du cadre légal

Le constat

Un secteur en forte croissance, confronté à un déficit de repères et de régulation

Les pratiques de santé non conventionnelles connaissent un développement rapide en France, porté par une demande croissante des patients en matière de bien-être, de prévention et d’accompagnement global. Cependant, ce développement s’inscrit dans un environnement largement non encadré par la loi, où aucun cadre homogène ne définit les conditions d’exercice, les niveaux de formation ou les obligations déontologiques applicables aux praticiens.

Dans ce contexte, les usagers se retrouvent confrontés à une difficulté majeure : identifier des pratiques fiables, comprendre les limites des accompagnements proposés et distinguer les approches sérieuses des dérives potentielles. Cette asymétrie d’information peut exposer certaines personnes, notamment les publics fragiles, à des risques de désinformation, d’emprise ou de retard de prise en charge médicale.

Les données publiques disponibles illustrent cette évolution. Les signalements liés aux dérives dans le domaine de la santé et du bien-être ont connu une progression significative ces dernières années, conduisant les pouvoirs publics à renforcer leur vigilance. La loi du 10 mai 2024 a notamment introduit un nouveau cadre visant à sanctionner les dérives pouvant conduire à l’abandon de soins.

Malgré cette évolution, il n’existe à ce jour aucun dispositif structurant permettant d’apporter au public des repères clairs, lisibles et vérifiables à l’échelle nationale. Ce vide structurel laisse coexister des pratiques hétérogènes, sans mécanisme centralisé d’évaluation, de contrôle ou de médiation.

C’est dans ce contexte que s’inscrit la démarche de l’ADPMA.
Pourquoi ce sujet est devenu un enjeu public
Hausse des signalements
+111 % en 10 ans selon la Miviludes. 4 571 dossiers en 2024.
Patients vulnérables
Les publics fragiles sont exposés à un risque accru de désinformation et d’emprise.
Absence de régulation
+400 pratiques recensées, 0 diplôme d’État requis pour exercer.
Évolution législative
Loi n°2024-420 du 10 mai 2024 : la provocation à l’abandon de soins est désormais un délit.

Le dispositif

Un dispositif de structuration et de régulation volontaire au service du public

L’ADPMA ne se positionne pas comme un acteur commercial ou une plateforme de mise en relation, mais comme un dispositif de structuration visant à apporter des repères fiables dans un secteur non encadré.

Ce dispositif repose sur une logique simple : réduire l’asymétrie d’information entre les usagers et les pratiques proposées, en apportant des éléments vérifiables, compréhensibles et opposables.

Concrètement, l’ADPMA structure son action autour de cinq mécanismes complémentaires :

Un cadre déontologique formalisé — non-substitution à la médecine conventionnelle et interdiction de promesses de guérison.
Un processus de labellisation — analyse des formations, assurances professionnelles et engagement déontologique.
Un contrôle continu — maintien ou retrait du label en fonction des pratiques observées.
Un dispositif de signalement — ouvert au public, pour identifier et instruire les situations à risque.
Un Comité Éthique indépendant — pour examiner les situations sensibles avec un regard qualifié.

L’ADPMA n’attribue pas une reconnaissance automatique : elle met en place un cadre de référence au service du public.

Ce positionnement s’inscrit en complémentarité des dispositifs publics existants, notamment ceux portés par la MIVILUDES.

L’objectif : permettre au public de mieux comprendre, mieux choisir et mieux se protéger.

Le système

Un système structuré, fondé sur des critères, un contrôle et une responsabilité continue

L’ADPMA ne repose pas sur une simple déclaration d’intention, mais sur un système structuré visant à encadrer les pratiques et à garantir des repères fiables pour le public.

Pilier 1
Cadre déontologique
Des règles claires et opposables. Non-substitution à la médecine conventionnelle, absence de promesse de guérison, respect de l’intégrité et du consentement.
Ce cadre constitue le socle du dispositif.
Pilier 2
Processus de labellisation
Une évaluation fondée sur des critères vérifiés : formation, assurance RC Pro, engagement déontologique formalisé.
L’adhésion seule ne permet pas d’obtenir le label.
Pilier 3
Contrôle continu
Un label conditionnel. En cas de manquement : avertissement, suspension ou retrait. Le label n’est ni automatique ni acquis.
Le label n’est ni automatique, ni acquis définitivement.
Pilier 4
Signalement & Comité Éthique
Un dispositif d’alerte accessible au public. Les signalements sont analysés par le Comité Éthique, garant du cadre.
Le système intègre une capacité de régulation active.

L’adhésion ouvre l’accès au dispositif, mais le label repose sur des critères, un contrôle et une responsabilité continue.

Ce dispositif ne remplace pas les autorités publiques, mais contribue à structurer un niveau intermédiaire de régulation accessible aux usagers.

Protection du public

Vous avez un doute sur une pratique ou un praticien ?

Dans un secteur où les repères peuvent être flous, le doute est légitime. Certaines situations peuvent susciter un malaise, une incompréhension ou une inquiétude, sans pour autant être clairement identifiables.

Le doute suffit pour s’interroger.

Identifier une situation à risque

Vous pouvez être attentif à certains signaux :

  • Un discours incitant à interrompre ou retarder un suivi médical
  • Des demandes financières importantes ou répétées
  • Un sentiment de dépendance vis-à-vis du praticien ou du groupe
  • Une perte de repères ou de capacité à exercer son esprit critique
Ces éléments ne constituent pas une preuve, mais peuvent justifier une vigilance.

Vers qui se tourner ?

Selon la nature de la situation, plusieurs dispositifs existent :

  • Les autorités publiques compétentes (Miviludes, DGCCRF, Procureur)
  • Les dispositifs de signalement dédiés aux pratiques commerciales ou aux dérives
  • Le système interne de l’ADPMA, lorsqu’un membre est concerné
L’objectif : orienter vers la bonne démarche, en fonction du contexte.

Le rôle de l’ADPMA

Lorsque la situation concerne un praticien relevant de son dispositif, l’ADPMA peut :

  • Analyser les éléments transmis
  • Mobiliser son Comité Éthique
  • Engager, si nécessaire, des mesures adaptées (avertissement, suspension, exclusion)
Ce traitement s’inscrit dans une logique de protection du public et de respect du contradictoire.

Pédagogie

Comprendre le rôle de l’ADPMA

L’ADPMA s’inscrit dans un contexte particulier : celui d’un secteur en développement, sans cadre réglementaire homogène. Son rôle n’est ni de représenter une profession, ni de remplacer les autorités publiques, mais de contribuer à structurer un cadre de référence accessible et compréhensible.

Axe 1
Informer et rendre lisible
Apporter des repères
L’ADPMA produit des contenus pédagogiques visant à permettre au public de mieux comprendre les pratiques, leurs limites et les critères de choix d’un praticien.
Objectif : réduire l’asymétrie d’information.
Axe 2
Encadrer et structurer
Définir des standards
À travers sa charte, son processus de labellisation et son comité éthique, l’ADPMA établit un cadre déontologique et des critères vérifiables.
Objectif : créer un niveau de référence.
Axe 3
Orienter et protéger
Permettre une action
L’ADPMA met à disposition des outils d’orientation et de signalement permettant aux usagers d’identifier les démarches possibles en cas de doute.
Objectif : renforcer la protection du public.

L’ADPMA agit comme un tiers de confiance, en apportant des repères, un cadre et des mécanismes de vigilance dans un secteur non encadré par la loi.

Ce rôle s’inscrit en complémentarité des dispositifs publics existants, sans s’y substituer.
En savoir plus sur le rôle et le fonctionnement de l’ADPMA →

Le label

Le Label Confiance : un repère fondé sur des critères vérifiés

Dans un secteur où les niveaux de formation peuvent varier fortement, le Label Confiance de l’ADPMA vise à apporter un repère lisible. Il ne constitue pas une garantie absolue, mais un niveau d’exigence vérifié, inscrit dans un dispositif de contrôle.

Temps 1
Des critères définis
Un socle de vérification
Formation, assurance RC Pro, engagement formel à respecter la charte déontologique.
Ces critères permettent d’établir un premier niveau de fiabilité.
Temps 2
Une attribution encadrée
Un processus non automatique
Chaque dossier fait l’objet d’une analyse. L’adhésion seule ne vaut pas labellisation.
L’adhésion ne vaut pas labellisation.
Temps 3
Un maintien conditionnel
Un engagement dans la durée
Le label peut être suspendu ou retiré en cas de manquement, notamment à la suite d’un signalement.
Dispositif évolutif, non définitif.

Le Label Confiance n’est pas un badge : c’est un repère construit, vérifié et maintenu dans le temps.

Démarche de transparence et de responsabilisation, non de promotion.
Comprendre les critères et le fonctionnement du Label Confiance →

L’annuaire

Accéder à des praticiens engagés dans une démarche encadrée

Dans le cadre du dispositif mis en place par l’ADPMA, certains praticiens s’inscrivent dans une démarche volontaire de respect des critères définis et des engagements déontologiques. L’annuaire permet d’identifier ces praticiens dans un objectif de lisibilité et de transparence pour le public.

Cet outil ne constitue pas une recommandation individuelle ni une garantie absolue, mais un point d’entrée complémentaire.

L’annuaire ne précède pas le cadre : il en est une conséquence.

L’annuaire s’inscrit dans une logique de transparence, et ne remplace pas l’analyse personnelle de chaque situation.

Engagements

Transparence, gouvernance et cadre : les engagements de l’ADPMA

L’ADPMA s’inscrit dans une démarche de transparence et de responsabilité, en rendant publics les éléments qui structurent son fonctionnement, sa gouvernance et ses engagements.

1
Une gouvernance encadrée
Fonctionnement non lucratif et désintéressé
L’association est organisée selon les principes de l’ESS, avec une gouvernance démocratique et des fonctions exercées à titre bénévole. Les ressources sont affectées à la poursuite de l’objet social.
Les ressources sont affectées à la poursuite de l’objet social.
2
Un comité éthique identifié
Un regard indépendant sur les situations sensibles
Le Comité Éthique est chargé d’examiner les situations nécessitant une analyse approfondie, notamment en cas de signalement. Sa composition et ses missions sont rendues publiques.
Il constitue un élément central du dispositif.
3
Des règles accessibles
Un cadre public et consultable
La charte déontologique, les critères de labellisation et les principes de fonctionnement sont accessibles publiquement, afin de garantir la lisibilité du dispositif.
Le cadre est ouvert, et non implicite.
4
Une logique de responsabilité
Des mécanismes concrets et activables
Le dispositif prévoit des procédures de signalement, des mécanismes d’analyse, des possibilités de suspension ou de retrait — pour assurer une cohérence entre les engagements et les pratiques.
Ces éléments permettent d’assurer une cohérence entre engagements et pratiques.

La crédibilité du dispositif repose sur sa transparence, sa traçabilité et sa capacité à agir. Les documents structurants de l’association sont accessibles publiquement.

Consulter les éléments de référence

Intérêt général

S’inscrire dans une démarche d’intérêt général

L’ADPMA agit dans le champ de l’ESS, en contribuant à la protection des personnes et à la structuration d’un secteur non encadré. Son action s’inscrit dans les principes définis par la loi n°2014-856 du 31 juillet 2014.

La poursuite d’un but autre que le seul partage des bénéfices
Une gouvernance démocratique
Une gestion désintéressée et responsable

Structurer, informer, protéger : une démarche au service du public.

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